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Zoom sur les allocations et aides au logement pour sénior

Vivre dans un logement avec une structure adaptée à votre condition physique peut devenir indispensable à un certain âge. Malheureusement, les solutions d’hébergement pour sénior peuvent revenir, pour certains, très chères. Pour un appartement en résidence service, il faut compter au minimum 1000 € de loyer et pour les plus accessibles, les foyers logements, le loyer démarre le plus souvent à 600 €. Pour vous permettre de vivre dans un logement décent sans vous ruiner, l’État accorde certaines allocations et aides au logement pour sénior. Quelles sont-elles ? Combien en bénéficier ?

1/ Les aides au logement de la CAF

La Caisse d’allocations familiales est l’une des institutions publiques ayant vocation à accompagner les personnes en situation de précarité. À ce sujet, l’organisme propose plusieurs aides au logement en direction des séniors pour les aider à financer la location de logements. Vous pouvez en bénéficier à condition d’être logé dans un foyer logement, une résidence services pour sénior, une unité de soins longue durée (USLD) ou une maison de retraite.

L’allocation personnalisée au logement (APL)

Lorsque vous bénéficiez de cette aide au logement, la CAF prend en charge une partie de votre loyer sans tenir compte de votre situation familiale, d’où le nom d’aide personnalisée. Ainsi, que vous soyez célibataire, marié(e), veuf ou veuve, avec ou sans enfants à charge, vous pouvez bénéficier de l’APL. La réduction peut être accordée sur le loyer d’un appartement standard ou celui d’un logement en résidence sénior, et cela, sous certaines conditions de revenus. 

L’allocation de logement social (ALS)

Cette aide financière permet de réduire le montant du loyer. Elle est accordée aussi bien en cas de location d’un appartement standard que pour la location d’un appartement en résidence sénior. Vous ne pouvez la percevoir que si vous ne pouvez pas bénéficier des allocations de logement familiales ou de l’aide personnalisée au logement sous certaines conditions de ressources. De même, seules les personnes vivant dans un logement conventionné peuvent recevoir l’allocation de logement social.

2/ L’aide social à l’hébergement (ASH)

Cette aide est destinée à prendre en charge les frais découlant de l’hébergement d’une personne âgée dans une unité de soins de longue durée (USLD), dans une établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou chez un accueillant familiale.

Pour en bénéficier, il faut avoir au moins 65 ans et plus. Les séniors de 60 ans et plus peuvent en bénéficier aussi, à condition d’être reconnus inaptes au travail.

Au critère d’âge, il faut ajouter les conditions de revenus. En effet, vous devez apporter la preuve que vos revenus ne vous permettent pas de couvrir les frais découlant de votre hébergement.

Dans le cas où vous êtes chez un accueillant familiale, celui-ci doit être agréé par votre répartement pour que vous puissiez obtenir l’aide sociale à l’hébergement.

Malheureusement, l’ASH n’est pas une aide sociale nationale, mais une aide sociale départementale. Vérifiez donc si elle est accordée par votre département.

3/ L’allocation personnalisée à l’Autonomie (APA)

L’APA est une aide au logement qui cible spécialement les séniors de 60 ans ou plus qui souffrent d’une perte d’autonomie et sont classés dans la catégorie GIR 4. La perte d’autonomie constitue donc la principale condition d’attribution.

L’allocation personnalisée à l’autonomie  est accordée aussi bien en cas de séjour à domicile qu’en cas de séjour en Ehpad. Étant donné que les résidences séniors n’accueillent que les séniors autonomes et semi-autonomes, elles ne sont pas concernées par cette aide.

Le montant de l’aide est défini en fonction de l’étendue de la perte d’autonomie. Il sert à financer l’ensemble des actes essentiels à la vie de la personne âgée au sein du logement.

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