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Conseiller immobilier : quel statut juridique choisir quand on démarre ?

Dans le secteur de l’immobilier, le métier de conseiller immobilier peut vous rapporter beaucoup si le choisissez. Pour éviter toute déception, vous devez savoir vous y prendre. De façon explicite, vous devez jouer les bonnes cartes pour y arriver. Pour cela, vous devez bien choisir votre statut juridique surtout dès vos débuts. En l’espèce, vous avez le choix entre le statut d’autoentrepreneur et celui de travailleur non-salarié. Découvrez les spécificités rattachées à chaque statut.

Le statut d’autoentrepreneur

Le statut juridique d’autoentrepreneur s’adapte plus au conseiller immobilier parce qu’il est indépendant. Lorsque vous décidez d’opter pour le statut d’autoentrepreneur, vous bénéficiez de plusieurs avantages. Encore faut-il que vous effectuiez l’ensemble des formalités administratives adéquates pour adopter ce statut.

Quels sont les avantages offerts par ce statut ?

Si son chiffre d’affaires est nul, l’autoentrepreneur n’a aucune charge sociale. À défaut d’une comptabilité, l’ouverture d’un compte bancaire sera suffisante pour les activités du compte bancaire.

Le régime fiscal est très avantageux pour l’autoentrepreneur parce qu’il bénéficie d’un abattement de 34 % sur son chiffre d’affaires. Ce qui signifie que c’est 66 % de son chiffre d’affaires qui sera imposé.

Ensuite, en fonction de la période qu’il aura choisi, il pourra déclarer son chiffre d’affaires. L’autoentrepreneur peut tout de même choisir un versement libératoire. Le prélèvement effectué comprend l’impôt sur le revenu et les charges sociales.

Quelles formalités remplir pour adopter ce statut ?

L’autoentrepreneur a l’obligation de faire déclarer son activité au centre de formalité des entreprises de la chambre de commerce et de l’industrie. Cette déclaration peut être faite en ligne. Cette inscription permet à l’autoentrepreneur d’obtenir les documents suivants :

  • une notification mentionnant le régime d’imposition auquel sera soumis ce dernier ;
  • un numéro SIRET ;
  • les cordonnées des interlocuteurs locaux qu’il devra contacter pour la déclaration et le paiement de ses impôts ;
  • les cordonnées d’un correspondant chargé de prendre des renseignements sur les exonérations et allègements fiscaux disponibles.

Après ces formalités, il faut nécessairement qu’il se fasse enregistrer au registre spécial des agents commerciaux. Ce qui lui permet d’obtenir un numéro SIREN et un numéro RSAC.

Le statut de travailleur non-salarié (TNS)

Il s’agit d’un statut social qui oblige les concernés à cotiser à certains organismes sociaux. Ces cotisations permettent en retour aux TNS de bénéficier de protection sociale spécifique. Le statut de travailleur non-salarié s’attribue à plusieurs catégories de personnes au titre desquelles le conseiller immobilier. Il convient de s’interroger sur les implications de ce statut pour le conseiller immobilier.

Quels sont les avantages et les inconvénients de ce statut ?

Les indemnités de congés payés ou d’assurance chômage ne s’octroient pas aux travailleurs non-salariés. Le conseiller immobilier ne bénéficie pas donc de ces indemnités. En revanche, le coût de ses cotisations s’élève moins en début d’activité.

Il faut noter une simplicité des formalités à remplir à la création et à la cessation des activités. Le conseiller immobilier a tout de même la possibilité de bénéficier d’une protection complémentaire à la carte par contrats d’assurance complémentaire. Le faible coût supporté au niveau des cotisations de base rend cela possible.

Quels sont les organismes qui reçoivent les cotisations du travailleur non-salarié ?

Le conseiller immobilier cotise à la sécurité sociale des indépendants. Cette cotisation représente une garantie de couverture au cas où surviendrait une maladie. Ainsi le remboursement des frais de consultation, d’hospitalisation et de médicaments est assuré.

En cas d’arrêt maladie ou d’accident, le conseiller immobilier peut bénéficier des indemnisations journalières octroyées par la sécurité sociale des indépendants. Il pourra bénéficier de ces indemnisations uniquement après un an d’affiliation. Il faut également qu’il soit dans des conditions moins favorables que celles des salariés pour pouvoir en bénéficier.

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