Catégories
Immobilier

Crédit immobilier : tout ce qu’il faut savoir sur l’hypothèque

Si vous êtes déjà propriétaire et que vous souhaitez demander un crédit, il est possible de mettre votre bien immobilier en garantie à travers une opération appelée hypothèque. Considérée comme une sûreté réelle, elle permet de classer le crédit hypothécaire dans la catégorie des prêts garantis. Si cette procédure vous intéresse, alors voici tout ce qu’il y a à savoir sur l’hypothèque ou crédit immobilier.

Qu’est-ce qu’une hypothèque ?

L’hypothèque peut être définie comme une garantie qui porte sur un bien immobilier. En cela, elle s’oppose au gage qui, lui, porte plutôt sur des biens mobiliers. Si elle est considérée comme une sûreté réelle, c’est parce qu’elle porte sur un bien réel, contrairement à une caution de prêt immobilier qui se fonde plutôt sur les risques mutualisés.

Ainsi, lorsque le bien est mis en hypothèque dans le cadre d’un crédit, c’est qu’il y a eu préalablement une estimation de sa valeur. C’est donc sur cette base que le montant du prêt est défini. Il convient de préciser que l’hypothèque peut porter aussi bien sur un bien construit que sur un terrain vide. Dans ce dernier cas, l’hypothèque d’un terrain peut permettre d’étendre la garantie à la construction future qui y sera faite.

En outre, que le bien soit mis en hypothèque ne vous empêche pas d’en disposer pleinement. Vous pouvez pleinement l’habiter surtout s’il s’agit d’une résidence principale ou la mettre en location s’il s’agit d’un bien locatif.

L’hypothèque, une opération coûteuse

Tout l’intérêt d’une hypothèque, c’est qu’elle est une opération sûre, ce qui rassure les banques quant à la solvabilité du prêt. Du côté de l’emprunteur, elle lui assure d’obtenir plus facilement un prêt, surtout s’il s’agit d’un capital important.

Néanmoins, l’hypothèque a un coût et c’est cela son principal inconvénient. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup lui préfèrent le privilège de prêteurs de deniers (PPD). En effet, une hypothèque génère plusieurs types de frais, à commencer par les frais de notaire. La garantie doit nécessairement être approuvée par un acte notarié. À cela s’ajoutent les frais administratifs, les frais de dossier, les droits d’enregistrement de l’hypothèque ou encore la contribution de sécurité immobilière.

En tout, les frais générés par une hypothèque sont tels qu’ils peuvent représenter jusqu’à 15% du capital emprunté. Si vous demandez un prêt de 300 000€ adossé à une hypothèque, les frais peuvent s’élever à 3 800€.

Aux coûts de la mise en place de l’hypothèque, vous devez ajouter celui de la mainlevée d’hypothèque. Cette opération correspond à l’annulation de la mise en garantie de votre bien immobilier auprès du notaire. Son coût, estimée 0,7% ou 0,8% du coût total du prêt, prend en compte les frais de notaire, la contribution de la sécurité immobilière, les droits d’enregistrement et les débours. Pour un prêt de 300 000€, les frais de mainlevée peuvent s’élever à 1171€.

Comment se passe la mainlevée d’une hypothèque ?

Si vous connaissez désormais le processus pour mettre en place une hypothèque, il convient aussi de passer en revue le processus qui permet de la levée. La mainlevée d’hypothèque ne peut pas être réalisée tant que vous n’avez pas fini de solder le crédit adossé à la garantie hypothécaire.

Théoriquement, un an après le terme du prêt, il est possible de demander une mainlevée d’hypothèque. Dans ce cas, l’opération est immédiate ; elle ne nécessite pas de formalités et n’engendre aucuns frais.

Vous pouvez toutefois demander la mainlevée d’hypothèque avant le terme du crédit immobilier. C’est possible si le bien a été mis en vente. La banque peut aussi ordonner la mise en vente du bien dans le cas où elle doit faire face à des défauts de remboursement de votre part. Cela mettrait donc immédiatement fin à l’hypothèque et vous perdrez votre bien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *