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Immobilier : 3 raisons de souscrire à une assurance loyers impayés

Avec la crise sanitaire mondiale et ses conséquences économiques, les propriétaires courent davantage le risque de loyers impayés. Sachant que les revenus locatifs constituent pour beaucoup d’entre eux une source importante de revenus, il devient plus que jamais primordial de les sécuriser. En l’espèce, l’assurance loyers impayés représente l’une des meilleures alternatives. Écartée pour son coût, cette protection a pourtant tout son intérêt, surtout dans le contexte actuel. Si vous êtes dubitatif quant à l’intérêt de souscrire à une assurance loyers impayés, ces 3 raisons achèveront de vous convaincre.

1- La caution physique est insuffisante 

Seuls 15 % des bailleurs qui confient la gestion de leurs propriétés à des professionnels ont pris la décision de souscrire à une assurance. Concernant les bailleurs qui gèrent eux-mêmes leurs charges locatives, on ne compte que 5 % ayant souscrit à une assurance. Pour la plupart, la garantie loyers impayés reste beaucoup trop chère. 

Selon le spécialiste des assurances immobilières Jean-Paul Boudignon, les bailleurs estiment que la caution physique est une protection suffisante alors qu’elle ne l’est pas en réalité quand bien même elle a l’avantage d’être gratuite. Certains bailleurs, pour s’assurer de percevoir leur loyer, n’hésitent pas à exiger 2, 3 voire 4 mois de loyer physiques à leur locataire. 

Néanmoins, avec le prochain examen de la proposition de loi Nogal, cette pratique ne sera plus d’actualité. Si cette loi venait à être adoptée, les bailleurs ne pourront exiger à l’avenir qu’une caution physique à la signature d’un bail. Dans un tel contexte, l’assurance loyers impayés devient l’une des meilleures solutions pour sécuriser vos loyers. 

2- Les conditions d’accès à l’assurance loyers impayés sont plus souples

Outre le coût de la garantie loyers impayés, la rudesse des conditions d’accès constitue un autre frein pour les bailleurs. Déjà, chaque compagnie d’assurance propose ses propres conditions d’accès. De plus, l’assurance n’était accessible que sur la base d’un « scoring » du logement ou de sa valeur. 

Certains assureurs prenaient également comme référence la situation économique du locataire pour rendre accessible leur offre de GLI. Ils exigent que les revenus du locataire représentent trois fois le loyer pour que le logement soit éligible à cette protection. Alors que certaines compagnies ne prennent en compte que le salaire brut du locataire, d’autres considèrent également les primes. 

À ces différents problèmes s’ajoute le défi de la couverture insuffisante. C’est seulement en cas de sinistre que certains propriétaires prennent conscience du fait que leur contrat d’assurance n’incluait pas originellement ce risque. 

Fort heureusement, les règles ont été assouplies, cela, depuis quelques années avec la prise de conscience des assureurs des insuffisances de cette protection. Le profil du locataire est examiné bien avant la signature, ce qui garantit que le locataire est solvable et qu’en cas de sinistre cela ne pourra être contesté.

3- La garantie loyers impayés est plus accessible 

En réponse à la question du coût de l’assurance loyers impayés, les assureurs ont également répondu. En fonction des offres des compagnies d’assurance, la prime annuelle représente en moyenne entre 2% et 3% du loyer. Or, le remboursement de la prime annuelle se fait tous les 15 janvier, soit une fois l’année. 

Quand on considère que le risque de loyers impayés peut plomber jusqu’à 8 mois de loyers pour des logements dont le loyer varie entre 650€ et 1000€ selon les régions, le pourcentage de la prime d’assurance reste totalement dérisoire. 

Pour encourager davantage les propriétaires à sécuriser leurs loyers avec la GLI, l’État l’a rendu déductible des revenus fonciers, ce qui allège considérablement l’accès à cette protection. 

En définitive, bien que les retards de paiements des loyers n’ont pas grimpé en flèche pendant la crise, les impayés restent une vraie hantise pour les propriétaires. Un investissement peut vite devenir un vrai gouffre financier si le bailleur fait face à des difficultés de recouvrement des dettes locatives. Dans un tel contexte, la GLI reste l’une des meilleures protections. 

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